Transparence, ou scotland yard contre Romero, une comédie onusienne, est une pièce de théâtre adaptée du roman ONU soit qui mal y pense, un récit, inspiré de faits réels vécus intensément par son auteur, Roberto Garcia Saez.
Accompagnez la suite de votre lecture par la musique originale La Jaguar et l’éléphant, composition Hugo Horsin :
Le roman ONU soit qui mal y pense est adapté et mis en scène au théâtre par Benoit Guibert, auteur dramatique.
Patrick Roméro, un quadra flamboyant, vient diriger le méga-programme de santé d’une agence des Nations Unies dans la République Démocratique du Congo des années 2000. Patrick Roméro peut-il rouler en Jaguar et aider sincèrement des pauvres ? L’aide internationale, il y croit ou il en croque ? Paul Harrisson, un jeune flic formé à la lutte contre la fraude financière internationale en est persuadé : il en croque. Et il le traque. Quant aux malades congolais, ils attendront… La distribution des médicaments est interrompue jusqu’à nouvel ordre.
Cette pièce de théâtre est surtout née d’une rencontre avec Benoit Guibert, acteur, metteur en scène et auteur dramatique.
Une première représentation de Transparence, ou scotland yard contre Romero, une comédie onusienne, a eu lieu le 19 juin 2011 au Cours Florent à Paris (Lien vers les critiques) et d’autres représentations vont avoir lieu (dates et lieux…).
La note du metteur en scène Benoit Guibert
Un roman, c’est nécessairement presque… c’est « romancé ». Mais les images qui se forment dans l’imagination du lecteur, s’inscrivent dans la réalité. Or, il y a bien pire en matière d’approximation, c’est le théâtre ! La décision s’est imposée rapidement : un lieu, un seul, dans lequel le monde s’inviterait à faire un tour.
L’Histoire commence au moment où, déchu, l’ange de Kinshasa Patrick Roméro rumine et ressasse ses désillusions.
Qui est là ? Autour de Roméro ?
Les personnages de la réalité, d’abord : sa femme Isabella, un barman et un pianiste de bar. Mais aussi, venant du fond du verre, Carlotta, la collègue et amie qui, bien innocemment, l’a fourré dans ce guêpier. Bonaventure enfin, l’ami d’enfance africain, fantôme avide et impatient qui livre le récit de cette histoire.
Dans le rêve éveillé de Roméro, ils emprunteront tour à tour les figures, réelles ou imaginaires, importantes ou subalternes, rencontrées au cours de ses péripéties congolaises : Ismaïl Diallo, le Résident de l’ONU à Kinshasa, un journaliste, une hôtesse de l’air, un bonimenteur, les « Mister No » de New-York, des collègues de Roméro et Carlotta… Et, last but not least, l’adversaire, bien entendu, l’empêcheur « d’humanitariser » en rond, le flic de Scotland Yard, le chantre de la transparence : Paul Harrison, sous les traits du barman, qui s’emploiera à cuisiner Roméro, au cours de deux interrogatoires serrés.
Alors le théâtre une approximation ?
Eh oui. Mais hautement revendiquée, car pour ne pas être réduit à subir les contraintes inhérentes au théâtre, il faut en faire une force. Ici, l’adaptation et la mise en scène sont quasi confondues en un seul geste.
